L’IMT (Imposto Municipal sobre as Transmissões Onerosas de Imóveis) est le principal impôt de votre achat. Sa mécanique par tranches déroute au premier abord, puis se révèle plutôt favorable, surtout comparée aux taux fixes espagnols ou aux droits français.
Une mécanique d’impôt sur le revenu
Comme l’IR français, l’IMT découpe le prix en tranches, chacune taxée à son taux, avec un système de parcelle à déduire qui simplifie le calcul. Résultat : le taux effectif grimpe en douceur avec le prix. Les petites valeurs en résidence principale sont exonérées ; les biens de gamme moyenne en résidence secondaire supportent le plus souvent un taux effectif de 5 à 7 % ; au-delà d’environ un million d’euros, un taux unique proche de 7,5 % s’applique.
Résidence principale ou secondaire : deux barèmes
Le législateur favorise l’habitation propre et permanente : exonération plus large en bas de barème et tranches plus douces. Pour un non-résident français qui achète une résidence secondaire, c’est le barème « autres habitations » qui s’applique, sans tranche exonérée. Si votre projet est une installation avec transfert de résidence, le statut déclaré à l’acte change donc le montant : un point à cadrer honnêtement, car il engage.
Trois précisions pratiques
- La base est le prix ou le VPT s’il est supérieur : nous vérifions la caderneta pour écarter toute surprise.
- Terrains et biens non résidentiels suivent des taux spécifiques.
- Le paiement se fait dans les jours précédant l’escritura, via une guia émise par les Finanças ; sans justificatif de paiement, pas de signature.
Le barème exact bouge avec les budgets de l’État : les montants de ce guide sont des ordres de grandeur, et chaque dossier reçoit son calcul au réel, daté et vérifiable.