Entre deux pays de la zone euro, transférer le prix d’une maison est techniquement banal. Ce qui ne l’est pas, c’est le montant : les sommes à six chiffres réveillent des procédures bancaires que vos virements habituels ne déclenchent jamais. Voici comment garder la main sur le calendrier.
J-21 : préparer le terrain côté France
Premier appel à passer : votre conseiller bancaire. Annoncez les montants, les dates prévisibles et la destination. Les banques françaises plafonnent les virements quotidiens et déclenchent des vérifications internes sur les opérations inhabituelles : mieux vaut que ces contrôles tournent à vide trois semaines avant qu’en urgence la veille de l’acte. Profitez-en pour faire relever les plafonds et documenter l’opération.
J-14 : les justificatifs d’origine des fonds
La réglementation anti-blanchiment impose de tracer l’argent d’un achat immobilier. Préparez le dossier : acte de vente du bien qui finance l’achat, relevés d’épargne, acte de donation, offre de prêt, selon votre cas. La banque portugaise réceptrice comme l’officier public peuvent le demander ; l’avoir prêt évite les blocages de dernière minute.
J-7 : tout doit être arrivé
Le solde se paie le plus souvent par chèque bancaire portugais émis par votre banque locale, qui exige des fonds disponibles et vérifiés. Un virement SEPA standard prend un à deux jours ouvrés, mais un contrôle de conformité peut en ajouter deux ou trois : la marge d’une semaine n’est pas de la prudence excessive, c’est du professionnalisme.
Hors zone euro ?
Depuis la Suisse ou le Royaume-Uni, le change entre en jeu : comparez le taux réel de votre banque avec celui d’un service de change spécialisé ; sur de gros montants, l’écart se chiffre en milliers d’euros.
Notre check-list financière démarre à la signature du CPCV : chaque virement a sa date, chaque justificatif son dossier, et le jour J n’a plus rien d’un thriller.