Peut-on acheter au Portugal en payant tout depuis sa banque française ? Techniquement, dans certains cas, oui. En pratique, personne ne vous le recommandera, et voici pourquoi.
Le paiement de l’achat lui-même
Le sinal versé à la signature du CPCV, puis le solde payé le jour de l’escritura, transitent le plus souvent par chèque bancaire portugais ou virement depuis un compte local. Les notaires et les vendeurs connaissent ce circuit, les fonds sont vérifiables immédiatement, et personne ne retient son souffle en attendant un virement international le matin de la signature.
La vie du bien ensuite
Une fois propriétaire, les prélèvements s’enchaînent : électricité (EDP ou autre), eau, internet, IMI annuel, charges de condominium pour un appartement. Les fournisseurs portugais fonctionnent par débit direct sur IBAN portugais. Un compte local transforme cette gestion en pilote automatique, précieux quand on vit à 1 500 kilomètres.
Ouvrir le compte : plus simple qu’on ne le croit
- Documents : NIF, passeport ou carte d’identité, justificatif de domicile, justificatifs de revenus (bulletins de salaire ou avis d’imposition).
- Plusieurs grandes banques portugaises ont l’habitude des non-résidents européens et proposent un accueil en anglais, parfois en français.
- Comparez les frais de tenue de compte : ils varient, et des formules à frais réduits existent.
Notre recommandation : profitez de votre premier séjour de visites pour ouvrir le compte. Une heure de rendez-vous, et tout le circuit financier de votre achat est en place.